JAVA vous souhaite la bienvenue !

 Mais quel est donc ce groupe au nom pas très catholique ?

Et que peut-on bien y faire, si ce n’est la java sans doute ?    

Quelques explications sur  nous avant d’oser frapper à  notre porte toujours ouverte… 

Sous son patronyme qui ne sonne pas très sérieux il est vrai, JAVA (Jeunes Adultes chrétiens dans la Vie Active) n’est autre que le groupe des Jeunes Professionnels chrétiens d’Orléans. Ce  mouvement soutenu par le diocèse compte aujourd’hui entre 50 et 100 personnes de 25 à 35 ans, venues d’horizons différents pour se rassembler sous le regard du Christ. Célibataires, mariés ou jeunes parents, débutants dans la vie active ou confirmés, ou encore à la recherche d’un emploi: une diversité source de richesse pour JAVA qui a pour leitmotiv l’ouverture aux autres. Notre groupe s’adresse donc à tous les jeunes de 25 à 35 ans qui ressentent le besoin de cheminer dans leur foi, tout en créant de nouveaux liens d’amitié à travers la rencontre de l’Autre. Il est animé par  des membres du groupe constituant son Equipe d’Animation Pastorale, et accompagné par ses deux aumôniers, Julien et Régis.

Accueil, convivialité, simplicité, amitié… ces quelques mots viennent dire ce que nous vivons ensemble: ce désir de nous rencontrer, d’échanger et de partager. Découvrir notre foi ou la re-découvrir, la vivre et la faire grandir ensemble. Ainsi, que l’on se sente ou non très ancré dans la foi et la pratique religieuse, chacun est le bienvenu à JAVA !

On s’y réunit régulièrement autour de la célébration de l’Eucharistie lors de la messe-dessert, temps fort mensuel des « Javanais ». Mais JAVA offre diverses possibilités de rencontres pour progresser toujours plus avant sur son chemin de vie et de foi : sa prière-resto , sa prière mariale, ses groupes de frat  et  groupes de réflexion, ses rencontres  Javacouples, sa chorale.  

            JAVA, c’est également vivre ensemble et tout au long de l’année des moments  fraternels, conviviaux, festifs (  pour la rentrée, pour Noël, pour une sortie par exemple ), participer à des enseignements,  à  des actions de charité. C’est aussi et surtout se retrouver le temps d’un week-end ou d’une journée pour réfléchir, enrichir sa vie spirituelle, créer des liens humains plus profonds: le week-end spi,  la  journée réflexion  et le week end détente  sont les véritables temps forts de l’ « année javanaise ».   

Enfin, JAVA aime aller à la rencontre des autres et profiter des diverses propositions qui sont offertes: par le Diocèse, par le  CERC, par d’autres mouvements comme la Coopération Missionnaire, le MCC,   ou l’Alliance Mariale Internationale. Il lui importe de cultiver cet esprit d’ouverture propre au devoir du chrétien, et propice à l’enrichissement mutuel.    

Autant d’occasions d’accueillir et de faire connaissance avec de nouveaux visages! On peut ainsi frapper à la porte de JAVA quand le cœur nous en dit. Il suffit pour cela de prendre contact  avec les personnes responsables qui se feront un plaisir de vous faire connaître notre groupe et vous apporter tous les renseignements utiles. N’hésitez pas à leur écrire à l’adresse suivante indiquée sur notre page d’accueil : accueil@java-orleans.com

 Joie dans la Foi et le Partage : voici finalement les trois mots que nous avons choisis pour nous représenter, nous rassembler, nous faire vivre.  Alors, si tout cela vous inspire, nous vous disons à très bientôt!

JAVA se réjouit déjà des nouvelles jav’amitiés qui l’attendent !

UNE BELLE RENCONTRE A LA MAISON DE RETRAITE DE LAILLY EN VAL

Samedi 12 Mai 2012, le Fonds Humanitaire Polonais de LAILLY EN VAL, recevait dans ses murs  JAVA (jeunes adultes dans la vie active) regroupant des personnes de 25 à 35 ans, ayant pour  motivation, entre autre, de  donner un peu de joie  et d’émerveillement aux personnes âgées, handicapées, ou dépendantes ;   Pour se faire, ils utilisent les talents artistiques de chacun, l’un à la guitare, l’autre à l’expression théâtrale,  à travers une chorale ou l’harmonie des différentes voies touche le moins mélomane d’entre nous.   Si  la direction et l’équipe d’animation  de la maison de retraite  ont encouragé cette rencontre  c’est qu’elles connaissaient l’impact d’une telle initiative :   Favoriser l’échange inter –générationnel, réveiller les esprits, laisser place à l’émerveillement, pour à son tour donner un peu de son talent. C’est ainsi que jeunes et moins jeunes  ont chanté ensemble, improvisé des scénettes, lu des poèmes. Le vrai talent n’est pas toujours là ou on l’attend.   Cette après midi de rencontres a rassemblé  60 personnes, dans le grand salon du château. Nous  espérons  vivement  revoir et revivre  encore  un tel moment d’émotion.   Pour contacter JAVA Tel : 06-65-00-65-05 (@ : accueil@java-orleans.com

Equipe ou clan?

Merci Delphine de nous partager cet article :

« Voici sept ou huit dévouements au travail. Leur zèle est brûlant. On ne compte ni son temps, ni sa peine. Cela forme une équipe,

ou bien un clan qui n’est que la caricature d’une équipe.

Ils travaillent sans compter, mais n’admettent personne au chantier, hors des élus choisis : ce n’est qu’un clan.

Ils embauchent largement, même l’ouvrier de la onzième heure : c’est une équipe.

Ils recherchent des idées partout, ils accueillent des collaborations plus jeunes, ils associent sans compter le timide et l’hésitant : c’est une équipe.

Ils gardent jalousement leurs documents, leurs secrets, leurs recettes : ce n’est qu’un clan.

Un rien les froisse. Un nouveau ou une nouveauté les font se barricader. Ils sourient entre eux et ironisent sur le compte de tous ceux qui n’ont pas le gabarit de leur cervelle ou de leur myopie : ce n’est qu’un clan.

Ils vont de l’avant. Ils sont assez souples pour faire table rase de leurs méthodes et de leurs expériences devant une situation nouvelle : c’est une équipe.

Ils ont peur de partager un dossier, une idée, une initiative. Leur équipe, leur service, leur méthode sont un piédestal jalousement défendu. Ce n’est plus une équipe. C’est un champ clos. C’est clôturé. C’est un huis clos. C’est un enfer. Ils ont beau s’entendre entre eux, c’est un clan fermé. C’est le contraire d’une équipe parce que c’est exactement en dehors de la Charité. [...]

Seigneur, apprenez-nous à fuir l’esprit de clan, pour que Vous soyez au milieu

de nous. C’est plus que l’équipe humaine. C’est déjà la communauté des amis de Jésus. C’est construit à coups de renoncements quotidiens. La véritable Charité est à ce prix. »


Mgr Jean Rodhain (fondateur du Secours Catholique), 1er février 1957.

Souvenirs du FMI

Qu’est ce que le FMI ? Le Festival Marial International.

L’année dernière,  je m’y suis rendue avec Sophie, Bruno et Donna. Je vous livre mes impressions.

Commençons par « Tout est grâce ! » ( Ste Thérèse )

Alors que DSK avait quitté Rykers Island, une des pires prisons des U.S., à Lyon on m’a proposé la Maison Diocésaine comme hébergement. Vous riez ? Je riais jaune : il n’y avait pas d’eau chaude dans les douches à mon arrivée, et « l’accueil » m’avait imposé un tour de garde de 1h30 à 4h du matin dans les bâtiments, à errer comme un fantôme car il n’y avait pas de système anti-incendie dans les locaux. Résultat : Trop fatiguée pour devenir la réplique du fantôme de Canterburry, j’ai terminé à l’hôtel avec Sophie et ça c’était une grâce !

Voilà pour les petites croix. Pour ce qui est des cadeaux :

- La beauté des chants ! Ma difficulté, je dirais même ma pauvreté, c’est que je supporte de moins en moins les vieux chants, disharmonieux, entonnés lourdement à la messe ou dans des groupes de prière où cela sonne faux. Loin de là au FMI, sans tomber dans un concert où nous ne serions que des spectateurs, l’animation musicale était vraiment porteuse de ferveur, soufflant un esprit de joie ou d’adoration, de repentance ou de célébration. Qui ne se souvient pas de cette procession suivie de l’adoration festive sur la terrasse de Notre Dame de Fourvière, la nuit avec vue sur Lyon, avec des musiciens inspirés et des danses de joies ?

- Des intervenants variés et de qualité ! Mis à part une soirée avec Glorious, il y a eu au moins deux cardinaux qui ont prêché et des figures comme le Père Joseph Verlinde ou encore Jean-Paul II ! Mgr D’Ercole, du diocèse d’Aquila, cette ville italienne qui a été dévastée d’un tremblement de terre, était venu tout spécialement nous apporter une relique « première classe »(c’est comme cela qu’on dit pour une relique qui a touché le) du pape Jean-Paul II. Il s’agissait d’un morceau du vêtement maculé de sang que le Pape portait lorsqu’on a presque réussi à l’assassiner en 1981. 

- On y vit des trucs étonnants ! J’y ai vécu deux événements marquants et jamais vécus.

Tout d’abord la Catho Pride (ne cherchez pas c’est un de mes néologismes) : on a fait une procession derrière la Croix sans s’ennuyer pendant plus de 4heures dans les rues de Lyon. A la suite de Ste Blandine et St Potin, martyrs de l’époque gallo-romaine, dans la communion des Saints, nous avons revisité les racines chrétiennes de Lyon, découvert la vénérable Pauline Jaricot (quoi, vous ne la connaissez pas ?).  Un temps fort ecclésial où on déambulait en chantant à travers les terrasses des restaurants où nous avions dîné la veille.

Ma première évangélisation de rue ! « C’était génial » dit la rescapée de Kho Lanta. En vérité, sur le moment je n’étais pas fière et je ne me la ramenais pas trop…  Maintenant je pense que c’est un acte fondateur qui m’a amenée à vivre les JMJ de Madrid pour évangéliser les madrilènes. Je ne vous en dis pas plus, interrogez-moi sur le sujet. Brésil tiens-toi prêt !

Une des plus belles choses c’est de découvrir que l’année précédente Sophie s’y était rendue et touchée, elle a mis en place une étoile, au moins 5 personnes qui prient le chapelet ensemble, c’est le rendez-vous mensuel de la prière mariale.

Mieux connaître Sophie, Bruno et Donna c’était un merveilleux cadeau, qui m’a beaucoup touchée et enracinée là où je suis, en espérant de fleurir et porter du fruit.

A la grâce de Dieu !

Laetitia L. 

L’album photos du FMI 2011
https://plus.google.com/photos/109101841300130919091/albums/5643389327636256145?authkey=CI6AsKym96KUvAE&banner=pwa

En savoir un peu plus sur les étoiles  http://www.alliancemariale.com/M_HOME.php?body=etoiles

 S’ inscrire au festival marial http://www.festivalmarial.com/fr/veniraufestival

Sur Pauline Jaricot  http://catechisme.eklablog.com/pauline-jaricot-au-service-de-la-mission-a38176661

« Mobiles ou déracinés, soyons bâtisseurs de nos choix de vie »

 

Mobiles (immobiles, mobilités, mobilisés…)

Par un froid matin de novembre qui annonçait l’arrivée de l’hiver, quelque 140 jeunes de 25 à 35 ans se sont retrouvés à Lille ! Venus à pieds, en métro, en voiture, en train, en avion, d’un côté ou de l’autre de la Méditerranée, chacun à sa façon fit une expérience de mobilité. Une expérience de mobilité géographique pour s’entendre parler de mobilités fonctionnelles et de mobilités intérieures. Et moi qui ne voyais dans la mobilité qu’un pendulaire à l’image de mes allers-retours Orléans / Paris, je n’étais pas déçue du voyage. A propos de voyage, rien à voir avec les traversées que vivent les réfugiés qui quittent leur pays, leur terre natale sous une menace politique, économique ou écologique. Pour toutes ces mobilités, la question du sens à donner se pose. «Quand la mobilité engage son existence (…) ce déplacement doit avoir un sens, pour que nous y trouvions un certain plaisir, une certaine joie, peut-être (et surtout) un sentiment de paix.» Anne Mortureux.

Ou

Sert à indiquer une alternative ou une équivalence (Dictionnaire du Petit Larousse, édition de 1989)

Déracinés (extirper, extraire, arrachés quelqu’un à son pays d’origine), Enraciner (prendre racine)

Monolingue, casanière, absolument pas tentée par l’expatriation, a priori la question du déracinement n’avait guère de chance de m’intéresser. Voilà que le sujet est abordé sous l’angle de la culture. Celle dont le philosophe Edelyn Morison dit qu’« elle représente un lieu dynamique de production de sens. (…) La culture est le système des évidences qui s’inscrivent dans la chair de notre corps dont nous sommes les héritiers et les transmetteurs. » Et si je prenais ma lorgnette dans l’autre sens ? Ne pas regarder au loin, mais tout proche. Et si la question du déracinement n’était pas aussi celle de l’accueil, du déraciné ou du voyageur. Forte de cette constatation que la culture imprègne notre corps et notre façon d’être, voir dans cette possibilité de rencontre non pas un choc des cultures mais une merveilleuse occasion d’enrichissement. E. Morison nous dit que le « déracinement porte l’avènement d’un nouveau soi, d’un nouvel être éprouvé, d’autres formes d’interprétation de l’homme, de ses actes, du monde et de ses choses ». Cette idée de renaissance est reprise par Jean-Marie Carrière qui introduit ce propose par ce pressentiment « qu’un homme nouveau pourrait bien naître de ces temps de mondialisation » Et si le Royaume était à l’œuvre ?

Soyons

Le verbe être à l’impératif m’inspire l’image de la stabilité et fait écho au repos qui semble me faire trop souvent défaut. La mobilité ne peut s’envisager sans le repos, références bibliques à l’appui (Siracide 24). Et dans cette mobilité, la Sagesse cherche le repos, un lieu où se reposer. Comment mieux illustrer la question du repos en rappelant l’itinérance du Christ, entrecoupée de ces points d’arrêt qu’ils soient rencontre, conversation ou repas. N’est-il pas bon d’entendre que la commensalité est une pratique majeure de Jésus ?

Bâtisseurs

Ce mot m’évoque les échafaudages, les grues, le ferraillage… le champ sémantique de la construction. Qui n’est qu’une forme parmi d’autres de création. Il s’agit là de notre vie. Par ricochet, je pense aux fondations (familiales, géographiques) sur lesquelles je m’appuie pour construire l’histoire de ma vie. Jean-Marie Carrière est beaucoup moins réducteur et nous dit : « Ce n’est pas tant l’appartenance à une terre qui assure la stabilité de notre vie que la cohérence et la qualité de l’histoire que nous construisons ». N’aurais-je pas oublié le ciment dans le champ sémantique de la construction ?

Choix

A propos du choix je ne ferai que rapporter une citation célèbre, prophétique aux dires de Bernard Bougon, et très largement répandue sur la toile internet. « Ce sont nos choix Harry qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos aptitudes » Albus Dumbledore à Harry Potter dans la Chambre des Secrets de J.K Rowling. La session fût également l’occasion de toucher du doigt (affleurer serait plus exacte) les techniques de décision, du discernement avec Laurent Falque. Difficile d’écrire sur un atelier pratique et personnel. S’il y a bien une chose que j’ai comprise, c’est l’importance de bien poser la question du choix.

Vie (vital)

A la fin de mon propos je manque d’inspiration… Je vous livre cette phrase de Jean-Marie Carrière qui me paraît être une conclusion sur-mesure : «Vivre la vie sous le signe du départ, tenir les yeux levés par l’espérance, jouer les racines de l’esprit et du corps, être attentif à la logique de l’hospitalité… J’ose espérer que nous puissions passer de l’inquiétude du déracinement à la puissance de la Résurrection qui habite ceux qui construisent une humanité nouvelle ».

Hélène

Bernard Bougon, s.J., aumônier national du MCC

Anne Mortureux, psychologue clinicienne.

Edelyn Dorismond, docteur en philosophie a consacré sa thèse à l’expérience historique de l’esclavage dans les anciennes colonies françaises.

Jean-Marie Carrière, s.J., professeur d’exégèse biblique, directeur de Jesuit Refugee Service France, ONG qui a pour mission d’accompagner, servir, défendre les réfugiés et les « forced migrants ».

Laurent Falque, docteur en science de gestion. Ses travaux de recherche portent sur le discernement dans la prise de décision.

ExpoBible à Saint-Pierre le Puellier

Nous pouvons encore profiter de l’ExpoBible pendant une petite semaine : RDV du mardi au dimanche au cloitre St Pierre le Puellier, dans le centre ancien, pour admirer le travail fait et s’instruire!
 
Plusieurs ateliers nous proposent de découvrir et approfondir la genèse de la Bible (comment a-t-elle été écrite), la transmission de la Bible (comment est-elle parvenue à notre époque), la/les traduction(s) de la Bible (comment la rendre accessible à tous), les mondes de la Bible (dans quel environnement et à quelle époque la Bible est-elle née?), Bible et cultures (comment interagit-elle avec toutes les cultures du monde) et enfin, un livre de rencontres (qui découvre-t-on dans la Bible?).
 
Pour compléter ce riche programme, qui s’adresse aussi bien aux adultes qu’aux enfants (un jeu de piste est proposé), une série de conférence a lieu tous les mardis au centre œcuménique à la Source. Elles font malheureusement concurrence à la prière et la chorale!
 
 Ainsi, mardi dernier, nous avons pu entendre le P. Gérard Bihon, directeur de l’ExpoBible, nous parler des traductions de la Bible.
Contrairement aux Juifs et aux Musulmans, les chrétiens utilisent toujours des traductions de la Bible. Rares sont ceux qui aujourd’hui seraient capables de la lire en hébreu, en grec ou en latin! Mais peut-on se fier à une traduction? Traduttore traditore, clament les italiens. Oui. Traduire, c’est trahir.
 
Et pourtant. Nous parlons une autre langue, nous avons donc une autre culture.
 
Et pourtant. Le livre de Ben Sirach le sage, livre canonique pour les catholiques, a immédiatement été traduit par son petit-fils à l’intention des communautés juives en exil. Ces communautés voulaient vivre selon la loi de Dieu mais ne parlaient plus hébreu (objectif pastoral).
 
Et pourtant. Au VIè s. ap. JC, le gouvernement égyptien demande la traduction de la Torah (les cinq premiers livres de la Bible), pour comprendre les us et coutumes de la communauté juive installée dans le pays. Auparavant les traductions étaient utilisées pour le commerce internationale et pour la diplomatie, pour la première fois cette méthode est utilisée pour un texte sacré. Ce sera le miracle de la Septante : 72 savants donneront la même traduction, à la virgule près, de la Torah.
 
Nous avons besoin des traductions successives de la Bible pour la lire et pour que d’autres peuples puissent nous comprendre. Luther le comprend dès 1516 et commence à traduire la Bible en langue du peuple car pour lui, le contact entre le lecteur (croyant) et le texte (Bible) importe plus que tout.
 
La traduction a parfois été un travail solitaire : les savant de la Septante étaient isolés sur une île sans possibilité de communiquer. Louis Segond (XIXè siècle, Suisse), qui réalisa une extraordinaire traduction en français, a travaillé seul.
 
Mais déjà St Jérome de Stridon, après avoir traduit la Bible du grec au latin, décidait en 398 de tout recommencer et de travailler directement à partir des textes hébreu, avec l’aide d’un ami rabbin. Refusant de sacrifier la vérité hébraïque, il nous offrit une œuvre colossale, la Vulgate (rédigée en langue vulgaire), qui devient le canon officiel de l’Église catholique à partir du Concile de Trente.
 
Au XXè s., les dominicains de l’Ecole Biblique (aujourd’hui EBAF), se lancent collectivement dans l’aventure de la traduction, profitant de l’encyclique de Pie XII autorisant toute recherche critique sur les textes bibliques (1942). La plupart des catholiques lisent aujourd’hui leur Bible de Jérusalem.
 
Dernier effort, dans les années 60, le travail de la TOB commence : la Traduction Œcuménique de la Bible voit le jour en 1975 (dernière révision en 2010).
 
Aujourd’hui, la traduction de la Bible continue.
Retenez bien ceci.
 
Sans cesse sur le métier l’ouvrage est remis.
C’est maintenant une œuvre collective.
Le travail est inter-confessionnel.
 
(Toutes les données de cet article sont issues de la conférence du mardi 23 janvier donnée par le P. Gérard Bihon au centre œcuménique de la Source. Plus d’infos : http://www.centre-oecumenique-orleans.org/. Le reste est mon interprétation personnelle).
Anne-Eva

Journée Réflexion le samedi 28 janvier 2012

En ce début d’année, JAVA vous a convié à l’un de ses grands temps forts de l’année le samedi 28 janvier 2012 :

Sa Journée Réflexion sur  un thème d’actualité en cette année d’élections.

Le politique est-il l’affaire de tous? Au service de tous?

Comment notre foi éclaire-t-elle notre choix? 

Nous avons eu la joie de nous retrouver pour vivre ensemble des temps d’enseignement et de partage. Nous avons eu de riches témoignages de responsables politiques sur le fonctionnement des partis et le sens de leur engagement.

Un repas et une soirée dansante nous ont permis de conclure de manière festive cette journée.

Merci à tous d’être venus pour ce temps fort.

A bientôt à Java.

 

Le quatrième mage

 

Les sages de l’Orient apportèrent l’or, l’encens et la myrrhe pure.

Une vieille légende raconte que lorsqu’ils déposèrent leurs trésors, l’enfant ne voulut pas sourire. Marie était très honorée par l’encens, qui brûlait comme elle l’avait vu brûler dans le temple de Jérusalem, et, les yeux pleins de larmes, elle cacha la myrrhe dans son sein. Mais l’enfant ne tendit pas ses petites mains vers l’or éclatant ; il se détourna de la myrrhe et embrassa les larmes dans les yeux de sa mère.

Les trois rois se relevèrent et prirent congé.

Quand la tête de leurs dromadaires eut disparu derrière les montagnes, parut le quatrième mage. Il apportait de Perse trois perles précieuses. Mais il arrivait trop tard et les mains vides… il n’avait plus les perles.

Il ouvrit lentement les portes de l’étable sainte où se trouvait le Fils de Dieu. Le jour tombait, l’étable devenait sombre. Joseph retournait la paille de la crèche pour la nuit, l’enfant Jésus était sur les genoux de sa mère qui le berçait doucement. Lentement, en hésitant, le roi de Perse s’avança puis il se jeta aux pieds de l’Enfant et de sa mère. « Seigneur, dit-il, j’avais une offrande pour toi, trois vraies perles de la mer Persique ; Je suis resté en arrière des trois autres rois dans une hostellerie sur le bord du chemin, j’eus tort…

Quand j’entrais dans la salle des voyageurs, j’aperçus un vieillard tremblant de fièvre, étendu sur le banc du poêle. Nul ne savait qui il était. Sa bourse était vide ; il n’avait pas d’argent pour payer le médecin et les soins qui lui étaient nécessaires. Seigneur, pardonne-moi, j’ai pris une perle de ma ceinture et l’ai donnée à l’aubergiste, pour qu’il lui procurât un médecin et lui assurât les soins et, s’il mourait, une tombe en terre bénie.

Le lendemain je repartis. Soudain j’entendis des cris venant d’un fourré. Je sautai de ma monture et trouvai des soldats qui s’étaient emparés d’une jeune femme et s’apprêtaient à lui faire violence. Ils étaient trop nombreux, je ne pouvais songer à me battre avec eux. Oh! Seigneur pardonne-moi encore une fois, je mis la main à la ceinture, pris ma seconde perle et achetai sa délivrance. A présent il ne me restait plus qu’une perle, mais au moins je voulais te l’apporter Seigneur.

Il était plus de midi. Avant le soir je pouvais encore être à Bethléem à tes pieds. Alors je vis une petite ville à laquelle les soldats d’Hérode avaient mis le feu. Je m’approchai et trouvai les soldats tuant tous les garçons de deux ans et au-dessous. Près d’une maison en feu, un grand soldat balançait un petit enfant. L’enfant criait et se débattait. Le soldat disait « maintenant je le lâche et il va tomber dans le feu ». La mère poussa un cri perçant. Seigneur, pardonne-moi ! J’ai pris la dernière perle et la donnai au soldat pour qu’il rendît l’enfant à sa mère. Seigneur, c’est pourquoi me voila les mains vides. Pardonne-moi, pardonne. »

Le silence règna dans l’étable quand le roi eut achevé sa confession. Pendant un instant il resta appuyé le front contre le sol. Enfin il osa lever les yeux. Joseph avait fini de retourner la paille et s’était approché. Arie regardait son fils qui était contre son sein.

Dormait-il?… Non

L’Enfant Jésus ne dormait pas. Lentement il se tourna vers le roi de Perse. Son visage rayonnait. Il étendit ses deux petites mains vides. Et l’Enfant sourit.

Voici ce petit conte en cadeau pour cette nouvelle année. N’oubliez pas de venir partager la galette java le 15 janvier.

Quand JAVA devient acteur de charité… ou les premiers pas du Jav’action

 

Voilà une belle manière de finir l’année pour JAVA que de choisir de donner de son temps pour les plus pauvres, les plus démunis de nos frères. Samedi 17 décembre, certains d’entre nous, les choristes avant toute chose, mais aussi quelques autres Javanais, se sont rendus dans les salles paroissiales de l’Eglise Saint Marc où il y avait fête l’après-midi. La société Saint Vincent de Paul offrait en effet à ses bénéficiaires sa traditionnelle fête de Noël, et pour la 1ère fois, c’est notre groupe JAVA qui était chargé de l’animer.

 Dans le cadre de notre nouvelle proposition de l’année, le « Jav’action », notre groupe faisait ainsi ses premiers pas dans le monde de la charité et de la solidarité, après avoir participé fin novembre à la collecte alimentaire. Un grand merci d’ailleurs à ceux qui s’étaient portés volontaires pour cette action fort utile, et qui s’est révélée encore plus productive que les années passées: preuve sûrement que les Javanais sont doués d’un certain talent pour faire germer la générosité des gens! 

Fort de cette expérience réussie, Bébé Jav’action a donc fait cap vers l’animation du Noël de Saint Vincent de Paul, avec un programme varié où l’ambiance merveilleuse de Noël a peu à peu gagné la salle. Danses médiévales au son de la cornemuse, lecture d’ un conte en musique,  brillante prestation de la chorale, et pour finir, de nombreux chants de Noël repris tous en choeur au son du piano et de la guitare : voilà les ingrédients préparés par Nicolas pour procurer joie et chaleur de Noël à ceux que la vie éprouve. Chacun est ainsi reparti avec nous l’espérons le cœur réconforté d’avoir partagé le temps d’un après-midi un peu de fraternité, symbolisé par un petit souvenir en pâte à sel à accrocher dans le sapin.  

Une grande chance pour notre groupe que cette occasion de mettre en action le message d’amour du Christ. Car à quoi bon en effet être chrétien, si la Parole de Dieu, une fois transmise et accueillie, ne devient pas charité, ne nous porte pas à oeuvrer pour un monde plus juste et plus humain? Pourtant, nous savons tous comme cette mutation nécessaire est difficile. Expérimenter la charité suppose certainement de faire un effort sur soi-même pour sortir de ses habitudes confortables et rassurantes. Il s’agit d’ aller à la rencontre d’une réalité parfois difficile à regarder, à supporter. La pauvreté, la misère, la solitude, la vieillesse, le handicap, nous renvoient à nos propres précarités. Ainsi, plutôt que de s’y confronter, on préfère souvent fermer les yeux, se réfugier dans l’ignorance. Quand il s’agit de se montrer vraiment chrétien, on se dérobe.

Croire pourtant, n’est-ce pas croire que rien n’est impossible à Dieu? Choisir de croire, n’est-ce pas choisir de lui faire confiance aussi et surtout quand le défi qu’il nous propose nous paraît hors de portée? Comment pourrait-il ne pas nous apporter l’aide nécessaire quand, dans la sincérité et la gratuité, nous choisissons de nous rendre disponible pour l’autre? Tout est peut-être question de confiance, en Dieu, en nous-même, et dans les autres…

Or, agir ensemble et nous encourager mutuellement dans cette démarche en faisant preuve de confiance, d’espérance, mais aussi de compréhension, d’humilité, en reconnaissant à la fois nos limites et la présence de Dieu pour nous aider à les dépasser, voilà déjà une force magnifique . Comptons donc sur Dieu, et comptons sur nous! Devenons des jav’acteurs pétris de l’envie de le servir, de servir les hommes. Mettons-nous en action pour plus d’humanité dans notre monde, plus de liens entre nous, et plus de joie dans nos coeurs!

Sophie

 Cette année, le Jav’action s’est associé à la Société Saint Vincent de Paul. De façon régulière, les Javanais volontaires se relayeront 2 fois par mois le samedi après-midi pour rendre visite à des personnes âgées délaissées. Ils pourront aussi s’investir sur des évènements plus ponctuels proposés dans l’année.

Avent… Noël – avec Java le samedi 17 décembre

Une famille. Un voyage.

Une nuit qui allait changer le monde…

L’avent, c’est le temps que nous avons pour nous préparer à accueillir le Christ dans notre monde, dans notre vie de tous les jours.

C’est un temps de veille et de préparation, notamment préparation de nos foyers, avec le traditionnel arbre de Noël.

L’arbre de Noël est une coutume chrétienne qui s’enracine au Moyen Age autour de deux symboles religieux : la lumière et la vie. Il est la représentation du monde et de la vie (chez les celtes, le sapin est l’arbre de l’enfantement).

Le sapin ne sera introduit qu’au 16e siècle en Alsace et au 18e siècle on commencera à l’éclairer.

A l’image de nos foyers, il faut aussi nous préparer, nous mettre en condition et la fête de Noël n’en sera que plus belle, car nous l’aurons attendue, désirée, à l’image des enfants, petits et grands, qui ouvrent les fenêtres d’un calendrier de l’avent.

Alors ouvrez simplement votre coeur et mettez vous en route comme les Mages vers l’Espérance.

« Si Noël c’est la Paix, la paix doit passer par nos mains.

Si Noël c’est la Lumière, Dieu la met dans nos coeurs pour la porter aux autres.

Si Noël c’est la Joie, elle doit nous aider à comprendre la souffrance des autres.

Si Noël c’est l’Espérance, elle doit briller dans nos yeux. »

Nous avons fêté Noël ensemble samedi 17 décembre.

Merci à vous d’être aussi venus à la fête de Noël de Saint Vincent de Paul que Java a eu la joie d’animer cette année.

La Rencontre d’Eté des JPs

 

La Coordination des Jeunes Professionnels (CoJP) organise chaque année une rencontre d’été…

Cette année, nous étions 50 Jeunes professionnels (JPs) à Redon au centre de la Roche du Theil du 24 au 30 juillet 2011.

3 questions vous viennent d’emblée à l’esprit :

  • Qu’est ce que la CoJP ?
  • Qu’est ce qu’une rencontre d’été ?
  • Comment ça s’est passé ?

 

La CoJP, c’est une petite équipe de JP qui essaie de mettre en lien tous les groupes JP de France, pour les aider à se connaître et se faire connaître. Pour cela, elle propose différents événements pour tous : la Rencontre d’Eté, l’université d’été à l’étranger (en Turquie l’an prochain), JPentecôte 2012 (900 JPs à Paris), un Week-End inter-région, et un Week-end de rentrée. En 2012 ce sera à Orléans.

Pour plus d’infos : http://cojp.cef.fr

Quant à la Rencontre d’été, c’est, comme son nom l’indique, un temps de rencontre avec les autres et bien sûr avec Dieu. C’est un subtile mélange de temps spi, de temps de partage, de temps de détentes. Pour les javanais, disons que sur 6 jours on cumule week-end prière, week-end réflexion et week-end détente.

Alors cette année, vous brûlez de savoir comment c’était….. GENIAL !!!! Autour du thème « Dieu…un GPS pour ma route ? », nous avons reçu les enseignements des Pères Arnaud et Michel, nous avons échangé en petits groupes de partage et nous avons vécu des temps forts de prières avec les Laudes, l’Eucharistie, une veillée d’adoration et de réconciliation, un chemin de croix. Les musiciens ont donné le meilleur d’eux même pour accompagner les temps spi, mais aussi pour nous faire danser les danses bretonnes, du Nord et Israéliennes. Des ateliers chants, icônes, corps et confiance, nature et spiritualité nous ont fait découvrir de nouvelles approches de la foi. Et comme nous étions aussi en vacances, nous avons profité des balades dans une très belle région, de la visite du musée de la batellerie et d’une petite chapelle, de la sortie en canoë ou escalade, de la soirée jeux, sans oublier la sieste.

Mon bilan : C’est incroyable de voir comment 50 JPs de toute la France, qui ne se connaissent pas ou peu arrivent à vivre une si belle expérience de rencontre et de foi ! J’en suis certaine l’Esprit Saint était parmi nous.

Je vous encourage tous à aller voir ce qui se fait du côté de la CoJP. Sûr, vous ne serez pas déçus !

Anne-Clotilde

Les membres de la CoJP viennent fêter Noël avec nous… venez nombreux ce 17 décembre.